E-facture et eBill : les différences

En Suisse, les règles de la facturation électronique prévoient plusieurs solutions pour simplifier la gestion des pièces fiscales et des paiements. Deux d’entre elles se distinguent : l’e‑facture classique et le système eBill, une forme de facture numérique sûre, intégrée directement dans l’e‑banking. Comprendre les différences entre ces outils et savoir bien les utiliser est essentiel pour les entreprises qui veulent optimiser leurs processus administratifs, réduire leurs coûts et gagner en efficacité. Nous voyons ici comment fonctionnent l’e‑facture et eBill, avec leurs principales caractéristiques et leurs avantages pour les PME et les indépendants.
Comment fonctionne l’e-facture ?
L’e-facture s’utilise dans les transactions B2B, c’est-à-dire entre deux entreprises. Les destinataires importent directement les données dans leur système de comptabilité et lancent à partir de là le circuit de traitement des factures. Les autres informations nécessaires peuvent être tirées des données lisibles électroniquement.
L’échange électronique des données passe par un prestataire d’eInvoicing, et le paiement intervient à la fin du circuit de traitement, au moyen d’un ordre donné à la banque. L’avantage : l’émetteur comme le destinataire traitent les e-factures uniquement dans leur logiciel de comptabilité.
Les chefs d’entreprise qui souhaitent développer l’échange d’e-factures peuvent consulter l’eDirectory, une liste complète de tous les partenaires commerciaux domiciliés en Suisse qui envoient et reçoivent des e-factures.
Comment fonctionne le service eBill ?
eBill est un service proposé par les banques suisses, utilisé surtout pour les transactions B2C, c’est-à-dire entre entreprises et particuliers. L’élément central de ce service est le portail eBill, relié à l’e-banking de plus de 100 banques suisses, qui en ont confié la gestion à SIX. Grâce à eBill, les entreprises peuvent envoyer leurs factures directement depuis leur logiciel de comptabilité vers l’e-banking de leurs clients, où le paiement est effectué.
Pour pouvoir utiliser eBill, il faut que :
- Les clients ajoutent les entreprises dans leur e-banking à l’aide de la fonction de recherche des émetteurs de factures.
- Lors du paiement d’une facture dans l’e-banking, les clients soient informés de la possibilité de la régler via eBill et donnent leur accord.
- En tant qu’émetteur de factures, vous intégriez eBill dans vos processus de vente (par exemple le portail client ou la boutique en ligne), et vos clients le choisissent comme moyen de paiement.
La différence tient aux destinataires
Il en ressort qu’eBill est intéressant si vous travaillez dans un contexte B2C et émettez régulièrement des factures pour les prestations fournies à vos clients. Dans un contexte B2B, il faut tenir compte de besoins particuliers, comme le volume des données de facturation. En général, on demande alors des données détaillées supplémentaires, qui doivent passer d’un système de comptabilité à l’autre. Aujourd’hui, cela n’est possible qu’avec l’e-facture.
Quels sont les points communs entre l’e-facture et eBill ?
De manière générale, les factures numériques permettent d’économiser du temps, de l’argent et du papier, ce qui profite autant à l’émetteur qu’au destinataire. Les factures numériques, qu’il s’agisse d’e-factures ou d’eBill, deviendront à long terme la norme.
Conclusion
L’adoption d’outils comme l’e‑facture et eBill peut changer en profondeur la façon dont les entreprises et les indépendants gèrent leur facturation et leurs paiements. L’e‑facture permet d’envoyer et de recevoir des documents sous forme électronique ; eBill va un pas plus loin, en intégrant les factures directement dans l’e‑banking du client et en permettant des paiements rapides, sûrs et traçables, sans erreurs de saisie manuelle.
Ces systèmes accélèrent l’administration et réduisent les coûts, le papier et les erreurs. Pour les entreprises qui souhaitent optimiser leurs processus comptables et fiscaux avec des solutions numériques modernes et conformes, nous contacter est la première étape : nous nous chargeons du choix des outils et de leur mise en place, pour simplifier la gestion des factures électroniques.


